© La Coureuse Laurence A Lavigne  

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Manger ou se transformer

 

S'entraîner pour un marathon, c'est aussi manger des pâtes, des patates, du pain, du riz et ce sans se sentir gonflé, lourd et laite.

 

Je suis, depuis toujours, un fervente amatrice de carbs.

 

Généralement, comme bien des filles qui ont le soucis de toujours rentrer dans ''le jeans'', je limite légèrement ma consommation de féculants et ce surtout lors du souper.

 

Mais, là, je capote.

 

Je sens que j'ai besoin de manger des féculants. Je le sens.

 

En courant un 15 km l'autre matin, j'ai essayé de composer un poème afin de me distraire un peu (le rang des Pointes est quand même plate et les vaches ne sont pas très jasantes) et le voici (rien de sérieux ici, seulement l'inspiration du moment entre le douzième kilomètre et le quatorzième) :

 

Sucres lents, sucres lents.

Quand je te déguste

Et dès que tu touches mes dents,

Ce n'est plus injuste.

Je peux te désirer,

Six fois par jour.

Tu peux m'enivrer

Tant que je cours

Comme une gazelle,

Je ne dis plus non aux bretzels.

 

Donc, une pizza maison un soir et du spag le lendemain accompagné de sa tranche de pain.

 

Attention: je ne dis pas des aliments gras. Je dis des sucres lents. Dommage quand même. On repassera pour le gras et la grosse poutine.

 

La course intense et pratiquement quotidienne, me donne faim. Je rêve la nuit que je me fais des crêpes.

 

La dernière fois que j'avais toujours faim comme ça, c'était à la naissance de mon fils. J'allaitais aux 2 minutes les 6 premiers mois de sa vie. Je devais certainement manger 10 toasts par jour.

 

Il faut donc que je mange souvent pour éviter les migraines et une crise d'hypoglycémie. Et qui dit hypoglycémie, dit la transformation.

 

La transformation est un processus physique auquel je fais face lorsque j'ai faim. Je suis comme un loup-garou lors d'une pleine lune. Aouuuuuuu!

 

Je deviens méchante et laide.

 

Mais présentement avec l'entraînement pour le marathon, le laps de temps dans lequel je risque de me transformer, est très court.

 

Vraiment très court.

 

Par exemple, je donne mon cours en classe et il est 9:40. J'ai vraiment bien déjeuné. Des toasts, des fruits, un latté et un jus d'orange. Tout à coup, je sens monter en moi, la colère. Mes mains tremblent et j'en perds mon anglais. Je deviens une autre personne. Je me transforme! Ah non!

 

Vite une collation! Vite la pause! Vite vite vite.

 

Si je pouvais courir aussi vite que je me transforme...

 

 

 

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