© La Coureuse Laurence A Lavigne  

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Difficulté, endurance et acceptation

Bon, j’ai envie de tout foutre ça là. Je suis exténuée, brulée.

 

En fait non, je ne suis pas si exténuée. Je suis définitivement écoeurée.

 

Je suis en retard dans mon training et je n’arrive pas à compléter mon programme.

 

Je ne cherche pas d’excuses, je suis juste à boutte. Je suis à boutte de faire ce que j’aime et ça ce n’est pas normal.

 

Je regarde les maudits flocons blancs par la fenêtre tomber au sol et j’ai envie de me cacher sous mes couvertures moelleuses en duvet.

 

J’ai aussi envie de brûler mes souliers de course dans le poêle à bois. Même s’ils sont neufs. Je brûlerais mes brassières en spandex en même temps.

 

Je me sens pyromane sur les bords. Je flamberais tout mon stock de course et je me réchaufferais les fesses avec les flammes de ce joyeux feu de camp.

 

Je dois donc penser à moi parce que je cours pour moi.

 

Ce marathon est un cadeau à moi de moi.

 

Je m’impose une discipline de vie au quotidien, je ne compte plus les kilomètres parcourus en une semaine. Ça me fatigue mentalement. Je le ressens au quotidien parce que depuis dimanche passé, je n’ai pas envie de courir ( pour l'instant, courir rime avec vomir, c'est poche hein?)

 

Demain, je suis supposée de courir 28 kilomètres. Il annonce de la neige, de la pluie et du vent (shit).

 

J’ai trois options.

 

Option #1

 

Je vais au gym. Je fais 2 heures de tapis roulant et je continue dehors pour l’heure et demie qui reste.

 

Option #2

 

Je fais 28 kilomètres dans la température merdique. Pis en arrivant chez nous je brûle mon stock de course en engloutissant du vin à même la bouteille pour oublier l’enfer que je viens de vivre.

 

Option #3

 

Je vais courir dehors et je vais courir une distance qui ne me fait pas trop chier. Un genre de 21.1 kilomètres dans la joie.

 

Vous savez que 21 kilomètres ce n’est pas grand chose quand on s’entraine pour un marathon. Toutefois, je ne suis surtout pas entrain de dénigrer les distances de mes amies qui après 5 kilomètres sont folles comme un balai.

 

Je les respecte réellement. Vous êtes bonnes, fortes et vous êtes devant bien des filles qui sont assises dans leur divan à ne rien faire (citation volée à ma chum Bianca).

 

Ce n’est pas la distance qui compte, c’est l’objectif fixé. Nous avons toutes des objectifs variables et différents.

 

Donc pour ce week-end, quel est mon objectif? La distance? Respecter mon programme?

 

Alors, je suis heureuse de vous annoncer que je ne suis pas une athlète professionnelle. Je ne suis pas compétitive non plus. Mon bonheur d’abord. Mon amour pour la course à pied d’abord et avant tout.

 

Je ne veux pas la détester, je ne veux pas réellement brûler mon stock de course parce que mes souliers sont neufs et m’ont couté cher. Je veux embrasser la course, je veux courir heureuse.

 

Je refuse de courir dans le stress, la peur et la douleur.

 

Je m’aime trop pour ça.

 

Mon choix pour demain sera donc l’option #3. Courir dans la joie un demi-marathon.

 

Le jour du marathon sera une grande célébration (de 5 heures de course en ligne) qui viendra clôturer cet entrainement difficile mais tout de même inspirant. 

 

 

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