© La Coureuse Laurence A Lavigne  

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Harricana 28K

09/13/2016

 

 

Je suis inspirée et heureuse. La coureuse est ben contente!

 

J’ai adoré et maîtrisé un 28 kilomètres en trail.

 

Harricana, une belle histoire d’amour.

 

Dans mes souvenirs, Harricana me ramène au Pensive (Penne-sive), en 1999. Un camp forestier situé à mi-chemin entre Mont-Laurier et Val d’Or et il mène à Clova.

 

Ah,Le Pensive...

 

Une si belle forêt, une forêt sauvage, une forêt parfois cruelle. Elle m’accueillait à bras ouverts à toutes les semaines.

 

Un beau shift de 10-4. 10 jours de bois pis 4 jours off à faire le party…

 

Avec mes canettes de peintures à martelage accrochées à ma taille, ma veste d’inventaire orange et mes bottes à cap, je parcourais de long en large cette forêt sauvage afin de trouver de beaux venner pour la Compagnie Commonwealth Plywood.

 

À la boussole, Abby visait les azimuts et mesurait nos distances de marche avec un topofil (pas de GPS disponibles à cette époque pour ce genre de travail). À tour de rôle, après quelques parcelles, on changeait de poste, j’allais à l’avant et elle me suivait. 

 

Afin ne pas tromper les données, la fille à la boussole mesurait les distances puisqu’elle devait passer exactement où la boussole lui ordonnait de se diriger. La boussole pouvait la mener dans le bois sale, bien entendu.

 

L’autre fille à l’arrière pouvait éviter de passer dans ce bois sale où il fallait baisser la visière du casque de sécurité afin de ne pas se faire crever un oeil avec une branche sèche d’épinette bien pointue.

 

La forêt Harricana. C’est elle. 

 

Au travail, je rêvais de sortir du bois sale pour trottiner dans les sentiers ma foi, rares à cette époque dans le secteur du Pensive.

 

Il m’arrivait parfois de passer, le temps de quelques mètres seulement, dans un sentier. Je m’imaginais marcher là-dedans toute la journée.

 

Une course en sentier c’est le meilleur des deux mondes. La forêt et les sentiers. 

 

Pas de St-Michel (jeunes sapins ou épinettes cordés les uns à côté des autres où c'est difficile de passer et marcher, comme un mur de résineux intraversable).

 

Pas de chicot à éviter.

 

Pas d’épinette blanche en chablis qui pourrait nous trancher la jugulaire comme un rasoir ou nous percer la rate comme une épée.

 

La course Harricana c’est juste de beaux sentiers où courir est possible. Il y a les montagnes à franchir mais pas une forêt de noisetiers à long bec qui te retiennent les chevilles avec quelques claques dans face par de jeunes hêtres à grandes feuilles… 

 

La course en sentier c’est de la forêt de luxe.

 

J’ai donc couru en shorts et en top rose; pas avec des culottes de combat pis des bottes à cap.

 

J’aurais pu courir à poil! 

 

Il n’y avait même pas de mouche! (quoique quand on bouge assez vite, les mouches suivent mais, ne se posent pas trop et en septembre les mouches sont plus engourdies). 

 

Amant de la nature et accros de la course à pied; je vous recommande la belle Harricana. Elle vous séduira par sa beauté authentique et sauvage.

 

Harricana était un 28 kilomètres dans une si belle forêt avec des coureurs courageux qui voulaient pousser leurs limites humaines et terminer la course. 

 

 

J’ai donc couru 20 kilomètres avec une amie, elle devant quelques kilomètres et elle derrière quelques kilomètres. On s’est accompagné le temps d’une course et je suis replongée dans mon passé avec Abby. (La photo à gauche, mon acolyte Harricana: Marie-Pier).

 

Dans ma tête j’étais au Pensive et j’avais mon acolyte, le temps d’une petite virée de 28 kilomètres.

 

Enfin, à mon arrivée, il y avait ma cousine qui m'attendait.

 

J'ai réussi! J'ai fait le temps que je voulais!

 

Est-ce que je suis prête pour un ultra?

 

Je dirais que oui. 

 

Harricana 65K?

 

Pourquoi pas!

 

 

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