© La Coureuse Laurence A Lavigne  

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Dans ma tête de fille

12/05/2016

Tête de femme, tête de fille.

 

Dès que j'approche de mes menstruations, ma tête me joue des tours. Mes hormones se dressent contre moi. Je ne suis plus moi-même.

 

Je me sens comme une grosse vache sur deux pattes.

 

First, mon ventre est gonflé comme si j'étais enceinte de 12 semaines et j'ai plein de boutons dans la face.

 

J'ai d'l'air d'une ado enceinte bâtard.

 

Pis là , je doute de moi, je doute de mon corps. Ben oui. Je doute.

 

Alors que, je sais au fond de moi, mon corps est en fait presque parfait.

 

Je m'explique.

 

Il est presque parfait parce qu'il est en santé. Ben oui ma fille, tu es top shape!

 

Mais pourquoi ce sentiment d'écoeurantite envers mon propre corps?

 

Pourquoi j'ai juste envie de me charcuter le bourrelet avec un couteau de cuisine?

 

Quelqu'un a joué dans ma tête. Mes hormones de fille ont d'abord favorisé le terrain en le préparant à être vulnérable et sensible.

 

Vulnérable et sensible. 

 

Ensuite, viennent les facteurs externes. Les choses en dehors de moi.

 

Je parle des images que je vois au quotidien dans les magazines et les publicités. Sur Instagram où les filles sont parfaites toujours!

 

Tiens Kelly Runs Forever a encore couru 145 kilomètres ce matin et ses dents sont donc bien blanches ciboire.

 

Ah pis Run Mommy Run plie du linge en faisant du tapis. Criss est jamais patchée elle?

 

La jeunesse éternelle, la minceur sans faille sont implantées dans mon mommy-brain.

 

Je vous dirais qu'une chance que j'ai le sport pour me remettre sur le droit chemin.

 

J'enfile alors mes running, je mets ma brassière sport pis mes legging roses et je cours.

 

Je peux courir longtemps en sale tsé. 

 

Pis après un certain moment, tout redevient clair. Toute cette haine envers mon corps se dissipe.

 

Je retombe sur terre.

 

Je suis alors au sommet de la montagne et je contemple la vue. Je suis essoufflée. Mes endorphines grimpent en flèche et je me sens mieux. Je me sens moi de nouveau.

 

Je me sens revivre et je redescends la pente. Mes quads brûlent et mes orteils se fracassent contre mes running. 

 

Mes hormones sont maitrisées, mes pensées se calment.

 

Je suis redevenue moi et l'image de la grosse torche est disparue.

 

Je reviens à la maison avec le sourire et la vie continue.

 

La course me trace une ligne de vie qui me mène toujours à la bonne place.

 

Le sport, la course et l'entrainement font de moi une meilleure personne. Mon esprit est en paix avec mon corps. La distorsion de la réalité s'atténue. 

 

J'ai pris cette photo en ignorant l'effet bombé de la coureuse, mon amie Bi. Je voulais l'effet double mais, en fait j'ai eu l'effet double avec une perspective totalement différente. Une femme déformée et la réalité. La distorsion du sujet m'a mené à cette réflexion tordue de ma propre réalité.

 

 

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