© La Coureuse Laurence A Lavigne  

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Une chance que je cours!

Je suis vraiment à boutte. Je suis fatiguée et mon mental en est affecté.

 

Ma fin d’année scolaire est simplement épouvantable. L’incertitude des tâches, les journées pédagogiques retirées à cause des tempêtes cet hiver, je croule sous la correction littéralement et je n’arrive pas à enseigner comme du monde #profindigne . J’oublie des trucs essentiels, mon enseignement est très ordinaire.

 

La venue d’un projet extraordinaire avec mes élèves paraissait tellement une belle idée au départ. Des collègues et moi allons nous envoler pour l’Europe l’an prochain avec 36 jeunes de secondaire 4 et 5. Incroyable n’est-ce pas? Avec quel argent me direz-vous? Euh…bien je ne sais pas. 

 

Nous avons donc commencé les campagnes de financement à la bourre. Un lave-auto, de l’emballage de produits dans un grand magasin à rayons, la vente de pain, de miel et alouette.

Bref, tout ça dans ma vie de femme, de mère et aussi de conseillère municipale aux mille et une réunions.

 

Ah oui, je suis aussi conseillère municipale. J’ai mon dossier, j’ai mes idées et mes 32 000 courriels à lire, classer et répondre.

 

Ah pis le plus important… MA FAMILLE. 

 

Elle en prend un coup de ces temps-ci et je ne suis pas contente, ça me rend triste et j’ai le motton. Mes choix ambitieux empiètent dans ma vie familiale. 

 

Je suis donc à l’heure des décisions

 

Je dois réviser mon implication.

 

Enfin, tout devient plus clair quand j’enfile mes espadrilles et que je cours.

 

Mon esprit me parle et mon corps répond. 

 

Je suis si bien quand je reviens de courir et une chance que j’ai ça…la course.  C'est ma thérapie la plus efficace et c'est gratuit!

Donc, après une course dans le bois j’ai choisi ce qui serait le mieux pour moi.

 

Ma tête de coureuse a parlé. Je révise mes choix. Je m’assume pleinement.

 

Merci à toi  chère course d’être là.